« LES RACINES FRANÇAISES DE L’AMÉRIQUE »Lancement du dernier livre de Gérard CHARPENTIER en ce 20 mars 2020, journée mondiale de la francophonie.

Gérard CHARPENTIER, docteur en sociologie, diplômé en psychosociologie et en ethnopsychologie est psychanalyste spécialisé dans les processus d’intégration interculturelle. Il mène depuis plusieurs décennies des recherches sur le concept culture et identité avec comme espace de référence les peuples francophones dans le monde contemporain et tout particulièrement en Amérique du Nord (où il réside) suivant 3 périodes dans lesquelles l’Amérique française prend ses racines :

*1500 à 1763 : Période de la Nouvelle-France (Acadie, Canada, Plaisance, Louisiane), de la France Équinoxiale (Guyane), de la France Antarctique (Brésil), des Antilles (Haïti, Martinique, Guadeloupe et autres iles).

*1763 à 1963 : Période des pionniers et des héros franco-américains avec en particulier la diaspora des « Canadiens Français » en Amérique du nord et la participation du Marquis de La Fayette et de la France lors de l’insurrection des 13 colonies anglaises d’Amérique.

*1963 à aujourd’hui : Période de la modernité (OIF, associations culturelles diverses comme les Alliances françaises, émergence du Québec, de la Louisiane, des communautés francophones aux États-Unis et du Canada, etc.)

Il est auteur de nombreux ouvrages en psychologie et en sociologie, en particulier : *Les nouvelles règles de la méthode analytique en sociologie géopolitique (1982). *Les peuples francophones dans le monde contemporain – Introduction à la « Francologie » (1985). *S’intégrer sans se désintégrer (2008) – Petit guide pratique pour les migrants. http://www.gerardcharpentier.com GC@gerardcharpentier.com http://www.francomania.info. Tél :514-942-6264, 1-866-872-3880

MARS 2020 – LA FRANCOPHONIE EN HÉRITAGE par Gérard CHARPENTIER

LA FRANCOPHONIE EN HÉRITAGE

L’histoire moderne retiendra qu’à parti du 16e siècle les peuples de l’Europe de l’Ouest en particulier les Espagnols, les Portugais, les Français et les Anglais vont explorer la planète et la coloniser. Prenant possession de nouveaux territoires, imposant leurs lois et leurs cultures comme modèles et créant de nouveaux empires à l’image de ceux que leurs ancêtres et prédécesseurs avaient développés dans les siècles précédents. (Empire romain de 27 av. J.C. a 1453, Empire chinois de 221 av. J.C à 1912, Califats Islamiques de 632 à 1258, Empire Ottoman de 1299 à 1923…)

crédit : Organisation Internationale de la la Francophonie

LES EMPIRES COLONIAUX FRANÇAIS DU 16e AU 19e SIÈCLE

La France connaîtra deux grandes périodes coloniales :

*Le premier espace colonial, constitué à partir du XVIe siècle prendra fin lors de la conclusion de la guerre de Sept Ans et la signature du traité de Paris en 1763. Cela se solde pour la France par la perte d’une grande partie de ses territoires coloniaux avec Nouvelle–France et ses comptoirs des Indes au profit de la Grande-Bretagne. La France conservant principalement l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon et ses droits de pêche dans le golfe du Saint Laurent et dans les Antilles la Martinique, la Guadeloupe, et sa partie de Saint-Domingue (qui deviendra indépendante en 1803 sous le nom Haïti) trois iles qui à l’époque étaient parmi les producteurs de sucre les plus importants au monde.

*Le second espace colonial, constitué à partir des années 1830, va se composer principalement de régions situées en Afrique développées à partir des anciens comptoirs, mais aussi en Asie avec l’Indochine) ainsi qu’en Océanie avec la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, et les  Nouvelles-Hébrides, territoires aux quels venaient s’ajouter quelques autres possessions restant de la première période coloniale de la France. Ce second empire colonial présent sur tous les continents fut au cours de la seconde moitié du XIXe et au XXe siècle le deuxième plus vaste du monde, derrière l’empire colonial britannique très présent en Amérique du Nord ce qui ne fut plus jamais le cas pour la France après le traité de Paris de 1763, la vente de la Louisiane aux États-Unis d’Amérique par Bonaparte en 1803, et l’accession à l‘indépendance d’Haïti le 1er janvier 1804.

FIN DES EMPIRES COLONIAUX

Deux guerres mondiales celle de 1914-1918 et celle de 1939-1945 impliquant dans un premier temps les puissances européennes et s’étendant ensuite à plusieurs continents faisant respectivement chez les militaires et les civils environ 18,6 millions et 60 millions de morts allaient bouleverser l’organisation géopolitique du monde qui prévalait à l’époque et faire éclater les empires coloniaux qui s’étaient constitués depuis le traité de Tordesillas, Espagne en 1494 sous l’égide du pape Alexandre VI. Traité qui visait à partager le Nouveau Monde, entre les deux puissances coloniales émergentes de l’époque, la Castille (Espagne) et le Portugal. Une ligne de partage le méridien localisé à 370 lieues1 (1 770 km) à l’ouest des îles du Cap-Vert, (aujourd’hui à 46° 37′ ouest), ayant tété déterminé cela eu comme  conséquences que le Brésil, découvert peu de temps après soit placé sous la souveraineté portugaise et le reste des Amériques sous celle de la Castille.

C’est seulement sous le règne de François Ier 1515-1547 que nait l’intérêt français pour les Amériques ce qui l’amène à s’opposer et à contester ce traité de Tordesillas. Répondant aux protestations espagnoles il eut cette fameuse phrase: Je voudrais bien voir la clause du testament d’Adam qui m’exclut du partage du monde. »

Finalement en 1533 viendra la déclaration du pape clément VII précisant que les puissances non espagnoles et non portugaises pouvaient désormais prendre possession des territoires non découverts ou occupés à cette date. Limitant du même coup la portée des traités de Tordesillas et Saragosse. Ce qui permit à Jacques Cartier de prendre possession du Canada en 1534 au nom du roi de France, François Ier.

DÉCOUPAGE GEO-POLITQUE DU MONDE POST-COLONIAL

La décennie située entre 1950 et 1960  va être la période culminante de ce que l’on peut globalement appeler la « décolonisation » occasionnant l’émergence de nombreux nouveaux États devenant indépendants et  pour d’autres retrouvant leur souveraineté.

En ce qui concerne l’espace francophone ce sera le cas chronologiquement pour : Le Liban -1943 (départ effectif des français en 1946), la Syrie -1946, le Laos – 1953, le Cambodge- 1953, le -Nord Vietnam – 1954 (le pays sera officiellement réunifié en 1976), le Maroc -1956, la Tunisie – 1956, les villes comptoirs de Pondichéry, Mahé, Yanaon, Kârikâl – 1956. sont « rendues » à l’Inde, Chandernagor avait été rendue en -1953, la Guinée – 1958, le Dahomey -1960  (devenu le Bénin),  la Côte d’Ivoire- 1960, le Soudan français – 1960 (sous le nom de Mali), la Haute Volta- 1960 (devenue le Burkina Faso en 1984), la Mauritanie-1960, le Niger-1960, – le Sénégal-1960, l’Oubangui-Chari – 1960 (sous le nom de République centrafricaine), le Moyen-Congo 1960 (sous le nom de République du Congo), le Gabon -1960, le Tchad -1960, le Togo -1960, le Cameroun -1960, Madagascar -1960, l’Algérie -1962, les Comores – 1975, Djibouti-1977, le Condominium franco-britannique des Nouvelles-Hébrides -1980 (sous le nom de Vanuatu). A cette liste il faut ajouter trois anciennes colonies belges devenues indépendantes : la République Démocratique du  Congo – 1960, le Burundi – 1962 et le Rwanda – 1962

VŒUX-GREETINGS 2019-2020 –ORDRE LAFAYETTE ORDER


From/de : Gérard CHARPENTIER PhD., Grand Cross, Commander, President /Grand-Croix, Commandeur, Président.
AND MEMBERS OF BOARDS OF DIRECTORS / ET LES MEMBRES DES CONSEILS D’ADMINISTRATION
« ORDRE LAFAYETTE USA » et /and ORDRE LAFAYETTE CANADA
Cliquez sur /Click on:
www.ordrelafayette-usa.org (Ordre Lafayette Order America corps.)
Ou / or
www.ordrelafayette-canada.org (Association Ordre Lafayette Canada)
Et / And
www.marquisdelafayette-memoryspaces.org
 

29 mars 2019, présentation du projet de Magazine « Francomania » au Collège Notre-Dame de Montréal

Ce projet de magazine dont le nom s’inspire de celui du présent site, n’en n’est pas une prolongation, mais veut être dans le cadre de la francophonie un trait d’union entre le Maroc et la communauté marocaine du Québec. Bien que présenté lors d’un événement réunissant des membres de l’Ordre Lafayette Canada et des membres de l’Ordre Lafayette Maroc en visite à Montréal ce magazine n’es pas parrainé par les associations Ordre Lafayette et les chroniqueurs s’expriment en leur nom propre.
*Pour les tous premiers numéros 1 et 2 à venir, Gérard Charpentier PhD auteur de plusieurs ouvrages et de nombreuses chroniques sur la francophonie a accepté de signer l’éditorial et les thèmes principaux des magazines 1 sur Lafayette et magazine 2 sur la francophonie moderne.
*Ismail Harakat, journaliste de formation étant chargé de diriger la publication et de sélectionner les chroniqueurs en accord avec Gérard Charpentier.

Le contenu de ce magazine se veut généraliste et ouvert à toutes les composantes de la francophonie. Ce nouveau venu francophone sera enregistré à Montréal, Qc et imprimé à Casablanca, Maroc, deux bastions de la francophonie internationale. En dehors de Gérard Charpentier et d’Ismaïl Harakat sera créé un « Comité de rédaction » dont MM.  Mhammed Hakin, Afif Bennani, Abdelmoula Abdelmoumni,, Badreddine Filali Baba et Daniel Couturier feront partie pour la période de « démarrage » tout en restant ouvert au nouveaux venus. Le volet technique étant assumé par Zakariya Bourhim.

La Louisiane rejoint l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) [en]

Réuni les 11 et 12 octobre 2018 à Erevan en Arménie pour le XVIIe Sommet de la Francophonie, les 54 chefs d’Etat membre de l’organisation ont accepté la candidature de la Louisiane comme membre observateur au sein de l’organisation.

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est une institution fondée sur le partage d’une langue, le français, et de valeurs communes qui se traduisent par des actions politiques et de coopération dans les domaines suivants :

– langue française et diversité culturelle et linguistique ;

– paix, démocratie et droits de l’Homme ;

– éducation et formation ;

– développement durable, économie et solidarité.

La Louisiane rejoint l’organisation avec le statut d’ « observateur » ce qui lui permettra d’assister aux Sommets, aux Conférences ministérielles et aux sessions du Conseil permanent de la Francophonie.

Cette adhésion bénéficiera également à la coopération universitaire avec un accès à l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) qui regroupe 884 établissements d’enseignement supérieur et de recherche répartis dans 111 pays.

En adhérant à l’OIF, la Louisiane rejoint une communauté linguistique mondiale, le français est la cinquième langue la plus parlée au monde avec 300 millions de locuteurs, un espace géopolitique composé de plus de 80 pays ou Etats membres et un groupe d’acteurs économiques importants, l’ensemble des pays francophones représentant 16 % du PIB mondial.

Cette adhésion est une excellente nouvelle qui permet de consolider l’écosystème francophone louisianais.

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est une institution fondée sur le partage d’une langue, le français, et de valeurs communes qui se traduisent par des actions politiques et de coopération dans les domaines suivants :

– langue française et diversité culturelle et linguistique ;

– paix, démocratie et droits de l’Homme ;

– éducation et formation ;

– développement durable, économie et solidarité.

La Louisiane rejoint l’organisation avec le statut d’ « observateur » ce qui lui permettra d’assister aux Sommets, aux Conférences ministérielles et aux sessions du Conseil permanent de la Francophonie.

Cette adhésion bénéficiera également à la coopération universitaire avec un accès à l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) qui regroupe 884 établissements d’enseignement supérieur et de recherche répartis dans 111 pays.

En adhérant à l’OIF, la Louisiane rejoint une communauté linguistique mondiale, le français est la cinquième langue la plus parlée au monde avec 300 millions de locuteurs, un espace géopolitique composé de plus de 80 pays ou Etats membres et un groupe d’acteurs économiques importants, l’ensemble des pays francophones représentant 16 % du PIB mondial.

Cette adhésion est une excellente nouvelle qui permet de consolider l’écosystème francophone louisianais.

LA LOUISIANE, USA – CANDIDATE À L’OIF

FRANCE-AMÉRIQUE 10 Avril 2018 par Clément Thierry

#Diplomatie, #Louisiane, #Francophonie

La Louisiane a remis sa candidature à l’organisation des pays de langue française le 5 avril dernier. La décision de l’OIF sera annoncée lors du sommet de la Francophonie qui se tiendra à Yerevan, en Arménie, les 11 et 12 octobre prochains.

L’État de la Louisiane, qui compte près de 250 000 francophones et 5 000 élèves inscrits dans un programme d’immersion bilingue anglais-français, bénéficie depuis 2006 du statut d’invité spécial de la Francophonie. Ce titre temporaire donne à l’État américain le droit de participer au sommet de l’OIF, la « conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage » qui a lieu tous les deux ans. Il ne lui permet pas, en revanche, de prendre part aux débats, de voter les résolutions et de participer aux deux autres instances de l’OIF : la Conférence ministérielle et le Conseil permanent de la Francophonie.

Un Louisianais de vingt-six ans compte changer cette situation. Scott Tilton, né dans une famille francophone de La Nouvelle-Orléans et diplômé de Science Po à Paris, milite depuis deux ans pour que son État natal devienne membre de l’OIF. « Il me semble essentiel que la Louisiane, en tant qu’espace linguistique et culturel francophone et créolophone, puisse jouer un rôle formel dans le cadre de l’OIF », affirme-t-il. L’organisation, fondée en 1970, regroupe 84 États et gouvernements, dont la France, la Belgique, le Vietnam et la Côte d’Ivoire, mais aussi le Canada et les provinces de Québec (membre de plein-droit depuis 1971), du Nouveau-Brunswick (depuis 1977) et de l’Ontario (membre observateur depuis 2016). Un statut permanent de membre observateur, ajoute Scott Tilton, accorderait « une reconnaissance officielle aux communautés francophones de la Louisiane ».

Les États membres de la Francophonie apparaissent en orange sur cette carte et les Etats observateurs en vert.

© OIF

Les démarches à suivre

Le jeune Américain, employé à Paris comme analyste dans le domaine de la défense et de l’aérospatial, s’est improvisé diplomate. En Louisiane, il a reçu le support du sénateur francophile Eric Lafleur et de Charles Larroque, alors directeur exécutif du Conseil du développement du français en Louisiane (CODOFIL). Le 8 mars 2017, il rencontrait le conseiller spécial de la secrétaire générale de la Francophonie, Jacques Bilodeau, qui lui indiquait les démarches à suivre.

Pour être recevable, la candidature de la Louisiane doit être accompagnée d’un courrier du gouverneur de l’Etat et d’une lettre du Département d’Etat américain. Le 7 janvier 2018, Scott Tilton transmettait une copie de ces courriers au cabinet de la secrétaire générale de la Francophonie à Paris et recevait, trois semaines plus tard, les encouragements de l’OIF.

Justifier du dynamisme du français en Louisiane

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 10 avril 2018. Le CODOFIL, l’agence officielle des affaires francophones de la Louisiane, est chargé en février de rédiger le dossier de présentation. L’Etat doit faire preuve « d’une situation satisfaisante de l’usage du français » dans neufs « espaces » distincts : linguistique, pédagogique, culturel, communication, économique, politique et juridique, associatif ou encore international. Peggy Feehan, la directrice exécutive du CODOFIL, forme un comité de rédaction. Les onze membres — trois anciens directeurs du CODOFIL, quelques professeurs de français, une employée du Département de l’Éducation de la Louisiane et un stagiaire québécois — prennent pour exemple le rapport de l’Ontario, soumis en 2016, et se mettent au travail.

Le 5 avril dernier, Peggy Feehan et Scott Tilton ont remis un volume de soixante-dix pages à l’ambassade de Madagascar à Paris. La tradition veut en effet que chaque candidature soit adressée au chef du gouvernement du dernier pays ayant accueilli le sommet de la Francophonie. Une copie de la candidature a été adressée à la secrétaire générale de l’OIF et remise le 6 avril au siège de l’organisation, dans le VIIe arrondissement de Paris.

Peggy Feehan (centre) et Scott Tilton (droite) ont remis une copie du dossier de candidature louisianais au siège de l’OIF, à Paris, le 6 avril 2018.

© Courtesy of Scott Tilton

Un vote en octobre

L’OIF annoncera sa décision en octobre prochain, lors du sommet de la Francophonie. Selon les statuts de l’organisation, « c’est le Sommet, sur la base des recommandations de la Conférence ministérielle, délibérant à huis clos, qui décide d’accueillir ou non le nouveau requérant ». La décision des 54 Etats et gouvernements membres de plein-droit, précise le document, « doit être prise à l’unanimité ».

La cotisation annuelle à l’OIF, pour un membre observateur, s’élève à près de 10 000 dollars. « Mais les bénéfices que retirera la Louisiane en termes de retombées économiques sont considérables », explique Scott Tilton. L’Agence Universitaire de la Francophonie, qui dispose d’un budget annuel de quarante millions d’euros, favorise notamment les échanges entre les universités des pays membres.

Les actions de coopération multilatérale permettent également de renforcer les liens commerciaux entre les Etats. « Ce statut d’observateur officialisera la présence de la Louisiane dans l’espace économique francophone », se réjouit Peggy Feehan. « C’est un argument convaincant pour attirer les investisseurs : venez faire des affaires en Louisiane, notre Etat a un accès privilégié à plus de 80 pays. »

L’appui politique de la « délégation francophone »

Si l’OIF accepte la candidature de la Louisiane, il appartiendra ensuite à la législature locale d’approuver la dépense. L’Etat américain pourra compter sur sa « délégation francophone » : un puissant groupe de députés et sénateurs francophiles menés par Eric Lafleur, le président du chapitre local de l’association des parlementaires francophones.

Les retours de l’OIF semblent encourageants. Le directeur de cabinet de la secrétaire générale, Jean-Louis Atangana Amougou, a félicité par courrier l’initiative de la Louisiane. La directrice exécutive du CODOFIL est tout aussi confiante. « Si la Corée du Sud et l’Argentine sont devenues membres observateurs en 2016, la Louisiane a de bonnes chances de l’être également ! »

English

Louisiana Applies to be Part of La Francophonie

April 10th, 2018 by Clément Thiery (Translated from French by Alexander Uff)
#Diplomacy, #Louisiana, #Francophonie

On April 5, 2018, Louisiana submitted its membership application to the IOF, the International Organization of La Francophonie, which unites French-speaking countries. The decision will be announced at the IOF Summit held in Yerevan, Armenia, on October 11 and 12 of this year.

The State of Louisiana is home to almost 250,000 Francophones and has 5,000 students enrolled in English-French dual language programs. As a result, it has enjoyed special-guest status at the La Francophonie Summit since 2006. This temporary title allows the U.S. state to take part in the IOF Summit, the “conference of government leaders of countries sharing the French language” held every two years. However, this status does not enable it to take part in the debates, vote resolutions, or participate in the two other, major IOF bodies — the Ministerial Conference and the Permanent Council of La Francophonie.

However, a 26-year-old Louisianan man plans to rectify this situation. Scott Tilton was born into a Francophone family in New Orleans and studied at the Science Politique school in Paris, and has spent the last two years campaigning for his state to become a member of the IOF. “I believe it is essential for Louisiana, as a Francophone and Creolophone linguistic and cultural area, to play an official role in the IOF,” he says. The organization was founded in 1970, and unites 84 states and governments including France, Belgium, Vietnam, and the Ivory Coast, as well as Canada and the provinces of Quebec (full member since 1971), New Brunswick (since 1977) and Ontario (permanent observer since 2016). Being granted permanent observer status, Scott Tilton adds, would represent an “official recognition of Francophone communities in Louisiana.”

The Administrative Procedures

The young American — who works in Paris as an analyst in the defense and aerospace sector – decided to try his hand at diplomacy. He received support from Louisianan senator and Francophile Eric Lafleur, and from Charles Larroque, the then executive director of the Council for the Development of French in Louisiana (CODOFIL). And on March 8, 2017, he met with special counsel to the general secretary of La Francophonie, Jacques Bilodeau, who showed him the next steps to take.

In order to qualify, the application submitted by Louisiana has to be accompanied by an official letter from the state governor and another from the U.S. State Department. On January 7, 2018, Scott Tilton sent a copy of these letters to the office of the general secretary of La Francophonie in Paris, and three weeks later he received an encouraging reply from the IOF.

Showcasing the Rise of French in Louisiana

The deadline for submitting applications is set for April 10, 2018. In its capacity as official supervisor of Francophone affairs in Louisiana, the CODOFIL was tasked last February to write up the presentation. The state has to demonstrate “a satisfactory level of the use of French” across nine distinct “areas”: language, education, culture, communications, economy, political and legal spheres, associations, and international affairs. Peggy Feehan, the executive director of the CODOFIL, trained an editorial committee. The 11 members — three former CODOFIL directors, several French teachers, an employee from the Louisiana Department of Education, and a Quebecer intern — based their research on Ontario’s report submitted in 2016, and went to work.

On April 5 of this year, Peggy Feehan and Scott Tilton submitted a 70-page presentation to the Madagascan embassy in Paris. According to tradition, each application is sent to the head of government of the last country to have hosted the La Francophonie Summit. A copy of the application was also addressed to the general secretary of the IOF, and deivered to the organization’s headquarters in the 7th arrondissement of Paris on April 6.

Peggy Feehan (center) and Scott Tilton (right) have hand-delivered a copy of the Louisiana application to the IOF headquarters in Paris on April 6, 2018. © Courtesy of Scott Tilton

A Vote in October

The IOF will announce its decision next October at the La Francophonie Summit. According to the statutes of the organization, “it is the Summit, based on the recommendations of the Ministerial Conference and following private deliberations, that decides whether or not to welcome the new candidate.” The document goes on to say that the decision made by the 54 established member states and governments “must be unanimous.”

The annual fees for observer status at the IOF is almost 10,000 dollars. “But the advantages reaped by Louisiana in terms of economic dividends are considerable,” says Scott Tilton. For example, the Agence Universitaire de la Francophonie has an annual budget of 40 million euros, and fosters exchanges between universities in member countries.

Multilateral cooperation initiatives are also used to bolster trade links between governments. “This permanent observer status will officialize the presence of Louisiana in the Francophone economic sphere,” says Peggy Feehan. “This offers a persuasive argument for attracting investors: ‘Come and do business in Louisiana, our state has privileged access to over 80 countries across the world.’”

Political Support from the “Francophone Delegation”

If the IOF accepts Louisiana’s application, it will then fall to local legislators to approve the spending. The U.S. state will however be able to count on its “Francophone delegation” — a group of Francophile representatives and senators led by Eric Lafleur, the president of the Louisiana section of the Assemblée Parlementaire de la Francophonie, the international association of French-speaking congressmen.

The feedback from the IOF seems encouraging. The director of the office of the general secretary, Jean-Louis Atangana Amougou, sent a letter congratulating the initiative launched by Louisiana. And the executive director of the CODOFIL is also confident. “If South Korea and Argentina received observer status in 2016, the chance is high that Louisiana will also be accepted!”